Le manque d’appétit ou l’anorexie sont des signes fréquents mais non spécifiques de maladies systémiques, et ils peuvent être aussi causés par des sensations de nausée. Un manque d’appétit doit être différencié d’un animal ayant un appétit difficile, ce qui est particulièrement courant chez les chiens de race de petite taille.

Principaux symptômes

  • incapacité à sentir la nourriture

  • fièvre

  • douleur

  • problème dentaire

  • trouble gastro-intestinal, en particulier présence d’un corps étranger, d’une tumeur intestinale ou d’une gastro-entérite sévère

  • insuffisance rénale

  • trouble hépatique

  • pancréatite

  • insuffisance cardiaque

  • anémie

  • processus tumoral

  • désordre métabolique

Pour pouvoir s’assurer de l’importance et des conséquences du manque d’appétit et de l’anorexie, il faut que le propriétaire puisse indiquer au vétérinaire quel pourcentage de la quantité habituelle de nourriture l’animal a-t-il mangé, depuis combien de temps l’appétit diminue, s’il a perdu du poids et s’il boit normalement. Il faut réaliser un examen clinique complet de tous les appareils. L’abdomen en particulier, doit être palpé avec attention afin de rechercher la présence d’éventuelles masses, car on peut facilement passer à côté. Il faut également noter l’état corporel, l’état d’hydratation et les indicateurs d’une éventuelle maladie sous-jacente.

Par la suite, les démarches diagnostiques seront orientées selon la présence ou l’absence de signes spécifiques révélateurs de certaines maladies. Si aucun signe clinique révélateur n’est présent, et qu’une origine alimentaire est exclue, on recommande d’effectuer une prise de sang pour faire une analyse des paramètres hématologiques et biochimiques ainsi que des analyses urinaires. Si encore une fois rien ne ressort de ces analyses, il est préférable de réaliser des radiographiques du thorax et de l’abdomen.

Quel traitement ?

L’identification et le traitement spécifique du problème en cause permettront un retour de l’appétit. Durant la période de convalescence, le propriétaire devra proposer des petites quantités de nourriture appétente et réchauffée, comme du poulet ou du poisson cuits, ou encore une alimentation humide vendue en clinique adaptée à la convalescence. Certains animaux apprécieront d’être nourris à la main, mais il faut éviter de les forcer à manger car ils peuvent développer une aversion envers la nourriture proposée.

Que faire si son état ne s’améliore pas ?

Une anorexie totale durant plus de trois jours chez les chats, et cinq jours chez les chiens, devient une urgence vitale. Ce risque est d’autant plus important chez les chats à cause du risque de lipidose hépatique. Il faut hospitaliser l’animal, lui poser une voie veineuse pour le réhydrater si nécessaire, et lui fournir les fluides nécessaires à ses besoins d’entretien. Il faut également rétablir l’équilibre électrolytique. Il faut essayer de l’alimenter par voie entérale. Si l’animal reste anorexique, il faudra mettre en place une sonde naso-oesophagienne. Elles sont en général assez bien tolérées, simples à mettre en place, et idéales pour l’alimentation à court terme des patients qui ne vomissent pas et qui n’ont pas d’atteintes oesophagienne. Les animaux peuvent quand même manger d’eux-mêmes avec la sonde en place. Certains animaux tolèrent d’être nourris à la seringue mais seules des personnes ayant l’habitude doivent le faire à cause du risque de faire fausse route, et il ne faut pas continuer si l’animal l’accepte mal.

La perte de poids

décembre 9th, 2014 | Redigé par admin in La perte de poids - (0 Comments)

Chez un chien ou un chat en bon état corporel, on sentira facilement une fine couche de gras recouvrir les côtes. On pourra également voir sa taille s’affiner en arrière des côtes lorsqu’on le regarde du dessus. On s’apercevra souvent qu’un changement de poids a eu lieu quand cette silhouette idéale est modifiée. Cependant, le propriétaire peut se tromper quant à l’origine du changement de poids de son animal. Par exemple, les chiens présentant à la fois une distension abdominale et une fonte musculaire, peuvent donner l’impression à leurs propriétaires d’avoir pris du poids, alors qu’ils en ont perdu. Les animaux en croissance perdent rarement du poids, mais ils peuvent souffrir d’un retard de croissance lorsqu’ils apparaissent trop maigres pour leur âge.

Une perte de poids peut avoir beaucoup d’origines différentes et doit toujours être considérée comme pathologique, sauf si le propriétaire a lui-même réduit la quantité de nourriture ou augmenté son niveau d’exercice. Lorsque la perte de poids est progressive, le propriétaire mettra plus de temps à s’en rendre compte. Il est donc conseillé de noter le poids de son animal à chaque visite vétérinaire, afin de mieux apprécier tout changement.

Quels sont les symptômes ?

Ils peuvent être de 4 types différents, avec de multiples origines :

Insuffisance de l’apport calorique due à :

  • une alimentation de mauvaise qualité ou en quantité insuffisante

  • une maladie systémique, causant une perte d’appétit ou une anorexie (ex : insuffisance rénale chronique)

  • une impossibilité à s’alimenter, par exemple suite à un traumatisme crânien

  • une augmentation du niveau d’exercice ou de travail

Une mauvaise absorption intestinale due à :

  • des parasites intestinaux

  • une atteinte gastro-intestinale

  • une insuffisance du pancréas exocrine

Une incapacité à utiliser les calories absorbées due à :

  • un diabète sucré

  • une affection hépatique

  • un syndrome néphrotique

Une augmentation du métabolisme causée par :

  • une hyperthyroïdie (chez les chats)

  • une maladie infectieuse ou inflammatoire chronique

  • une cachexie associée à un processus tumoral ou à une insuffisance cardiaque

Une perte de poids a souvent une origine multifactorielle, il faut donc hiérarchiser les hypothèses différemment selon l’âge de l’animal. Un vieux chat qui s’amaigrit souffre très probablement d’une insuffisance rénale, d’une hyperthyroïdie, d’un diabète sucré et/ou d’un processus tumoral, alors qu’un retard de croissance chez un chiot est souvent causé par une alimentation inadaptée ou du parasitisme intestinal.

Comment y remédier ?

Si l’alimentation est incorrecte, il faut commencer par la corriger. Si un doute persiste quant au protocole de vermifugation effectué, en particulier chez les jeunes animaux, il faut en faire un nouveau. La plupart du temps, un traitement efficace sera basé sur l’identification et la prise en charge de la cause sous-jacente.

Que faire si l’état de s’améliore pas ?

Il faut poursuivre les investigations si la perte de poids continue malgré les premiers examens. Les radiographies de l’abdomen peuvent révéler des éléments indétectables à la palpation (ex : une tumeur). Les patients atteints d’une affection gastro-intestinale ou d’une insuffisance pancréatique exocrine peuvent présenter des vomissements ou une diarrhée de façon peu fréquente, ou bien le propriétaire peut ne pas avoir remarqué les signes gastro-intestinaux (ex : chats ayant accès à l’extérieur). D’autres examens complémentaires tels qu’une échographie abdominale, une endoscopie ou une biopsie peuvent être nécessaires pour établir un diagnostic définitif. Les tests de dépistage des maladies infectieuses peuvent être utiles, bien que généralement les patients présentent d’autres signes cliniques.