Les signes de douleur chez le chat à l’étude

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© Khorzhevska

Il est généralement difficile, surtout pour les propriétaires, d’identifier les signes de douleur chez leur chat. Une nouvelle étude a tenté de mener l’enquête et de les cataloguer.

Universitaires et praticiens cliniques à travers le monde, spécialistes en médecine interne, anesthésiologie, oncologie, dentisterie, comportement, dermatologie, ophtalmologie et neurologie ont identifié 25 signes comportementaux que les chats affichent et qui pourraient indiquer qu’ils souffrent de douleur. La recherche a été publiée dans la revue scientifique PLOS ONE le 24 février.

Le but de l’étude était de recueillir et de classer l’opinion d’experts sur les signes comportementaux possibles chez les chats qui dénotent la douleur. Ces signes ont été classés comme « suffisant» (leur présence indique que le chat a mal) ou « nécessaire » (ces signes doivent être présents pour conclure que le chat a mal) afin de permettre une évaluation de la présence ou non de douleur.

En répétant un processus d’analyse du comportement et de la sélection, le travail des chercheurs a révélé 25 principaux signes « suffisants », comme une absence de toilettage, une posture voûtée, un évitement des zones trop exposées à la lumière, un changement de comportement alimentaire, et de la difficulté à sauter, qui tous indiquent la présence d’une douleur, mais aucun signe « nécessaire ».

« Les propriétaires et les vétérinaires sont clairement capables de reconnaître de nombreux changements de comportement chez les chats qui se rapportent à la douleur », a déclaré Daniel S. Mills, Ph.D., professeur de médecine vétérinaire comportementale à l’Université de Lincoln et un des auteurs de l’étude. « Toutefois, les propriétaires ne peuvent pas toujours reconnaître la pertinence clinique de ce qu’ils voient. Par exemple, ils peuvent voir les changements comme une partie inévitable du vieillissement naturel, et ne pas les signaler… jusqu’à ce que les comportements deviennent très graves. Nous espérons que d’avoir une liste convenue de critères plus objectifs, qui se rapporte à des signes spécifiques de la douleur, pourrait améliorer la capacité des propriétaires et des vétérinaires pour le reconnaître. « 

« Behavioral signs of pain in cats : an expert consensus »

http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0150040

(source : PLOS ONE, 24 février)

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