Le manque d’appétit et l’anorexie

9, déc, 2014 | Rédigé par admin

Le manque d’appétit ou l’anorexie sont des signes fréquents mais non spécifiques de maladies systémiques, et ils peuvent être aussi causés par des sensations de nausée. Un manque d’appétit doit être différencié d’un animal ayant un appétit difficile, ce qui est particulièrement courant chez les chiens de race de petite taille.

Principaux symptômes

  • incapacité à sentir la nourriture

  • fièvre

  • douleur

  • problème dentaire

  • trouble gastro-intestinal, en particulier présence d’un corps étranger, d’une tumeur intestinale ou d’une gastro-entérite sévère

  • insuffisance rénale

  • trouble hépatique

  • pancréatite

  • insuffisance cardiaque

  • anémie

  • processus tumoral

  • désordre métabolique

Pour pouvoir s’assurer de l’importance et des conséquences du manque d’appétit et de l’anorexie, il faut que le propriétaire puisse indiquer au vétérinaire quel pourcentage de la quantité habituelle de nourriture l’animal a-t-il mangé, depuis combien de temps l’appétit diminue, s’il a perdu du poids et s’il boit normalement. Il faut réaliser un examen clinique complet de tous les appareils. L’abdomen en particulier, doit être palpé avec attention afin de rechercher la présence d’éventuelles masses, car on peut facilement passer à côté. Il faut également noter l’état corporel, l’état d’hydratation et les indicateurs d’une éventuelle maladie sous-jacente.

Par la suite, les démarches diagnostiques seront orientées selon la présence ou l’absence de signes spécifiques révélateurs de certaines maladies. Si aucun signe clinique révélateur n’est présent, et qu’une origine alimentaire est exclue, on recommande d’effectuer une prise de sang pour faire une analyse des paramètres hématologiques et biochimiques ainsi que des analyses urinaires. Si encore une fois rien ne ressort de ces analyses, il est préférable de réaliser des radiographiques du thorax et de l’abdomen.

Quel traitement ?

L’identification et le traitement spécifique du problème en cause permettront un retour de l’appétit. Durant la période de convalescence, le propriétaire devra proposer des petites quantités de nourriture appétente et réchauffée, comme du poulet ou du poisson cuits, ou encore une alimentation humide vendue en clinique adaptée à la convalescence. Certains animaux apprécieront d’être nourris à la main, mais il faut éviter de les forcer à manger car ils peuvent développer une aversion envers la nourriture proposée.

Que faire si son état ne s’améliore pas ?

Une anorexie totale durant plus de trois jours chez les chats, et cinq jours chez les chiens, devient une urgence vitale. Ce risque est d’autant plus important chez les chats à cause du risque de lipidose hépatique. Il faut hospitaliser l’animal, lui poser une voie veineuse pour le réhydrater si nécessaire, et lui fournir les fluides nécessaires à ses besoins d’entretien. Il faut également rétablir l’équilibre électrolytique. Il faut essayer de l’alimenter par voie entérale. Si l’animal reste anorexique, il faudra mettre en place une sonde naso-oesophagienne. Elles sont en général assez bien tolérées, simples à mettre en place, et idéales pour l’alimentation à court terme des patients qui ne vomissent pas et qui n’ont pas d’atteintes oesophagienne. Les animaux peuvent quand même manger d’eux-mêmes avec la sonde en place. Certains animaux tolèrent d’être nourris à la seringue mais seules des personnes ayant l’habitude doivent le faire à cause du risque de faire fausse route, et il ne faut pas continuer si l’animal l’accepte mal.

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