Affections fréquentes à l’étranger

© Quasarphoto - Fotolia.com

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Depuis que les chats et les chiens voyagent sur des distances de plus en plus grandes et vers des régions au climat très différent, on voit apparaître et s’étendre des maladies infectieuses exotiques dans des régions où elles étaient auparavant absentes. La rage représente la zoonose qu’il faut prendre le plus au sérieux lorsque l’on voyage avec des animaux, bien que le risque reste faible si le protocole de vaccination a été correctement suivi selon les instructions du fabricant et si l’on évite d’exposer son animal à la faune sauvage.

Les maladies exotiques les plus fréquemment diagnostiquées chez les animaux domestiques qui voyagent sont les maladies vectorielles chez les chiens. Les chats sont moins facilement transportés lors de longues distances, et semblent être moins sensibles aux principales maladies vectorielles. Les chiens qui se rendent dans un pays méditerranéen, dans l’Europe centrale, de l’est ou du nord sont responsables de l’augmentation des cas de maladies considérées auparavant comme exotiques, et ces nouveaux agents pathogènes sont en train de s’installer de façon durable dans les populations de vecteurs et/ou de chiens en France.

Lorsque la maladie se déclare quelques jours/ semaines après le retour de voyage, il est facile de l’associer à l’exposition à un agent pathogène inhabituel, mais les symptômes des animaux subcliniques peuvent ne se développer que plusieurs mois/années après l’exposition à l’occasion d’une baisse de l’immunité (ex : à la suite d’une opération chirurgicale, de l’administration de médicaments immunosuppresseurs, d’une maladie systémique ou d’un processus tumoral).

Principaux diagnostics différentiels

  • Babésiose (ou piroplasmose) : c’est une maladie transmise par la morsure des tiques. Elle est due à un parasite protozoaire qui se multiplie dans les globules rouges. Chez les chiens, la maladie est présente dans le monde entier aussi bien dans les pays à climat tempéré que tropical. Les espèces les plus souvent incriminées chez les chiens sont Babesia canis et Babesia gibsoni ; cependant, beaucoup de nouvelles espèces ont été identifiées au cours des 10 dernières années. La babésiose féline (B.felis) touche principalement les chats ayant voyagé dans les pays d’Afrique du sud. Les principales espèces de Babesia présentes chez les chiens et les chats ne représentent presque aucun danger zoonotique.

  • Ehrlichiose et anaplasmose : c’est une maladie transmise par la morsure des tiques. Elle est due à une bactérie qui se multiplie dans les leucocytes ou les plaquettes (selon l’espèce du parasite). Les formes les plus courantes de la maladie sont l’ehrlichiose monocytaire, causée par Ehrlichia canis, et la thrombocytopénie cyclique, causée par Anaplasma platys. Ces deux maladies ont la même distribution géographique dans les régions tempérées et tropicales du monde car l’espèce de la tique vecteur est la même. L’ehrlichiose est rare chez les chats. Les principales espèces parasitaires qui provoquent l’ehrlichiose ne représentent presque aucun danger zoonotique, mais certaines espèces plus rares identifiées en Amérique sont considérées comme zoonotiques.

  • Leishmaniose : c’est une maladie vectorielle transmise par les phlébotomes. Elle est due à un parasite protozoaire du genre Leishmania. Leishmania infantum est l’espèce la plus représentée chez les chiens. L’infestation est endémique dans les régions méditerranéennes. Les parasites envahissent les macrophages tissulaires et provoquent ainsi non seulement une inflammation granulomateuse locale chronique, mais également une infestation qui se dissémine chez les chiens sensibles. Les chats peuvent aussi être infectés lorsqu’ils se rendent ou vivent dans des régions où la maladie est présente chez les chiens, mais ce phénomène reste rare. La leishmaniose est une maladie zoonotique, et les chiens sont le principal réservoir de L. infantum, mais il n’existe pas de cas connu de transmission directe non vectorielle depuis un chien infecté à un humain. Cependant, il est préférable de déconseiller à une personne immunodéprimée de rester en contact étroit avec un chien infecté.

  • Dirofilariose (filaires du cœur) : c’est une maladie vectorielle transmise par les moustiques. Elle est due à Oirofilaria immitis, un nématode parasite. On le trouve à travers le monde entier dans les régions tempérées et tropicales où l’été est chaud. Les stades intermédiaires de O. immitis migrent dans l’artère pul­monaire où ils deviennent matures. La dirofilariose est moins fréquente chez les chats qui représentent plutôt des hôtes accidentels. O. immitis peut aussi être trans­ mis aux humains par accident, il y a alors formation d’un granulome oculaire et pulmonaire, mais cette transmission reste extrêmement rare et ne se produit que dans les régions où la prévalence est très élevée.

Signes cliniques

Comme un certain nombre de symptômes sont communs à plusieurs affections exotiques, il faut prendre en compte l’ensemble de la présentation clinique lorsqu’ils sont non spécifiques. Les signes cliniques les plus fréquents de ces affections sont les suivants :

Babésiose (piroplasmose) : fièvre, léthargie, faiblesse, urines sombres (hémoglobinurie) et collapsus dans les cas les plus sévères. Puis on pourra observer une anémie sévère, un ictère et une insuffisance progressive de plusieurs organes. Le reste de l’examen clinique et des analyses complémentaires mettront en évidence les conséquences de l’anémie hémolytique et la splénomégalie :

Ehrlichiose : fièvre, lymphadénopathie, saignements (pétéchies, hématurie, épistaxis, hémorragie rétinienne). Les examens complémentaires révèlent très souvent une thrombocytopénie. L’infestation chronique peut être associée à une splénomégalie, une perte de poids, une affection panophtalmique, d’autres symptômes associés à une perturbation du système immunitaire ainsi qu’une hypoplasie de la moelle osseuse avec une cytopénie. Ce dernier symptôme est plus fréquent chez les Bergers allemands et races apparentées.

Leishmaniose : lésions cutanées (alopécie, desquamation, ulcère,nodules),lymphadénopathie, perte de poids, amyotrophie, épistaxis et panophtalmite. Les examens complémentaires pourront mettre en évidence une splénomégalie, une glomérulopathie et une polyarthrite.

Dirofllariose (filaires du cœur) : chez les chiens, intolérance à l’exercice, toux, perte de poids, et parfois décès. Les symptômes apparaissent généralement de façon très progressive (sur plusieurs mois voire années) sauf lorsque le chien a été exposé à un nombre important de moustiques infectés en même temps.

Chez les chats : la maladie s’installe souvent plus rapidement et est plus sévère comparé aux chiens. Les symptômes sont dominés par l’apparition brutale d’une léthargie, d’une intolérance à l’effort, d’une toux et une mort subite. Dans les régions de forte prévalence, il peut y avoir jusqu’à 20 % des chats qui sont infectés, mais très peu de filaires arrivent à maturité dans l’artère pulmonaire.

Pour toutes ces affections, il est indispensable d’effectuer une NF sanguine, une analyse biochimique et une analyse urinaire afin non seulement de progresser dans le diagnostic, mais aussi pour évaluer l’atteinte des organes. Ces valeurs pourront également servir de base avec lesquelles on pourra déterminer l’efficacité du traitement. On peut observer sur les radiographies du thorax des modifications de l’artère pulmonaire les caractéristiques de la dirofilariose, mais il est également conseillé d’évaluer la fonction cardiopulmonaire avant d’initier le traitement.

Pour déterminer quel est l’agent pathogène spécifi­quement en cause, il faut parfois effectuer beaucoup d’analyses ; il est important de prévenir le propriétaire qu’un seul test n’est pas toujours suffisant pour avoir une réponse sûre.

Les tests suivants peuvent être utiles :

  • un frottis sanguin peut mettre en évidence la présence de Babesia ou de Ehrlichia, et occasionnellement celle de Leishmania ou d’un microfilaire.

  • une cytologie d’un nœud lymphatique, d’un prélèvement de moelle osseuse ou d’une ponction de la rate pour mettre en évidence la présence de Leishmania ou Ehrlichia. Cependant, il existe des tests plus spécifiques et plus sensibles disponibles dans le commerce.

  • Les analyses PCR sont facilement disponibles et permettent d’identifier (et souvent de dénombrer) l’ADN de Babesia, Ehrlichia, Leishmania (et dans certains pays Dirofilaria) dans un échantillon de sang, de moelle osseuse, une cytoponction d’un nœud lymphatique, un écouvillon ou une biopsie conjonctivale.

  • une sérologie permettant de détecter la présence d’antigènes spécifiques. Cette analyse est également facilement disponible et permet de diagnostiquer une infestation par D. mmitis.

  • Une sérologie afin de détecter la présence d’une réponse humorale à une infestation particulière. Cette analyse est souvent disponible mais sa sensibilité et/ou sa spécificité varie beaucoup. Il est conseillé de contacter son laboratoire d’analyse local pour l’interprétation

  • Une analyse histopathologique à partir d’une biopsie de la peau ou d’un nœud lymphatique est utile pour le diagnostic de Leishmania bien que sa sensibilité et spécificité ne soient limitées.

Quels traitements appliquer ?

Le traitement et le suivi de ces maladies nécessitent du temps et de l’argent. Si le diagnostic est précoce et qu’il n’y a pas encore de lésion majeure des organes, la réponse clinique à un traitement approprié est généralement bonne.

Babésiose : dans les cas les plus sévères, il faut traiter le choc et l’anémie. Pour les espèces de Babesia canis, le traitement de choix est l’injection de dipropionate d’imidocarbe. Il faut répéter l’injection soit 2 semaines plus tard, soit de façon moins conventionnelle, 48 h après la première. On doit normalement observer une réponse clinique rapidement (dans les 48h). Le traitement des espèces de Babesia de petite taille est plus complexe. On pourra suivre la réponse au traitement grâce à un test PCR si la réponse clinique ou si les résultats des analyses sanguines ne sont pas satisfaisants, ou si l’on suspecte la présence d’une espèce de Babesia pour qu’il subisse d’autres analyses ou qu’il reçoive un traitement spécifique.

Ehrlichiose : le traitement de choix repose sur l’administration dedoxycycline durant 28 jours. Il faut effectuer une numération plaquettaire manuelle tous les 7-14 jours, en fonction de l’état général du chien. On peut évaluer l’efficacité du traitement grâce à une PCR. La réponse est généralement bonne ; cependant, si ce n’est pas le cas mais que la numération plaquettaire reste subnormale, qu’il y a une anémie ou une leucopénie, il est possible de prolonger l’administration de la doxycycline durant 28 jours supplémentaires. Il faudra généralement tout de même envisager de référer l’animal ou d’effectuer une analyse d’un échantillon de moelle osseuse.

Leishmaniose : les protocoles thérapeutiques sont complexes et le pronostic toujours difficile à déterminer. Le traitement a pour but de diminuer la charge parasitaire, le rétablissement du chien dépendra donc de l’efficacité de sa réponse immunitaire. Certains chiens plus fragiles nécessiteront un traitement à long terme (parfois même à vie). Avant d’initier un traitement, il est indispensable d’effectuer une NF sanguine, une biochimie (en particulier l’urée, la créatinine et le rapport albumine/globuline) et une analyse urinaire comprenant la mesure du rapport protéine/ créatinine. Si les résultats ne mettent en évidence que des modifications mineures, on pourra initier un traitement associant de l’allopurinol par voie orale avec soit de lantimoniate de méglumine par voie parentérale, soit de la miltéfosine PO durant 28 jours. L’allopurinol sera poursuivi jusqu’à ce que les signes cliniques disparaissent, que le rapport protéine/créatinine urinaire revienne dans la norme, que le taux de globuline soit à nouveau normal, que la PCR soit négative et le titre pour la sérologie quantitative de Leishmania inférieur ou 1 égal à 1/50.11 n’est pas rare que la guérison nécessite 9-12 mois. Pour les animaux présentant une insuffisance sévère de certains organes, le pronostic est réservé à mauvais ; il faut généralement leur fournir des soins de soutien de la fonction rénale avant d’envisager d’initier un traitement spécifique pour la leishmaniose.

Dirofilariose (filaires du cœur) : le traitement est complexe et peut être dangereux à cause du risque de thrombo·embolie due à la présence de filaires morts ou mourants. Dirofilaria, comme d’autres filaires, héberge une bactérie qui vit en symbiose (Wolbachia). Le relargage de ces bactéries et de leur contenu dans la circulation sanguine au moment de la mort du filaire est responsable de la majeure partie des effets secondaires des médicaments adulticides. En conséquence, il faut initier le traitement à base de doxycycline durant 28 jours, avant de démarrer le traitement spécifique pour les nématodes adultes. La doxycycline diminue également la viabilité des microfilaires en tuant les Wolbachia qui vivent en symbiose.

Chez les chiens, la mélarsomine injectable, ou moins couramment la thiacétarsamide, ont une activité adulticide. Le protocole thérapeutique diffère selon la sévérité de l’atteinte. Aucune de ces molécules ne doit être prescrite chez un chat. Dans l’idéal, on conseille d’hospitaliser les animaux au cours du traitement adulticide afin de pouvoir intervenir rapidement en cas d’effet secondaire majeur. Il faut fournir des soins de soutien, comme une oxygénothérapie, aux animaux dont l’état est critique. On injectera un corticoïde à une dose anti-inflammatoire avant d’initier le traitement adulticide lorsqu’on a détecté des signes d’affection péri-bronchiolaire sévère.

A la fin du traitement adulticide, l’animal devra rester au repos chez lui durant 4-6 semaines. On pourra suivre l’efficacité du traitement grâce à une analyse sérologique (mettant en évidence des antigènes spécifiques). Six semaines après la fin du traitement adulticide, on traiter enfin les microfilaires circulants à l’aide de moxidectine, de milbémycine ou d’ivermectine. Ces molécules ont également une légère activité adulticide lorsqu’elles sont utilisée plusieurs mois, et elles peuvent être prescrites pour les chats comme pour les chiens qui tolèrent pas les autres molécules adulticides, efficaces mais aussi plus toxiques.

Les plaies de léchage

© Willee Cole - Fotolia.com

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La dermatite de léchage des extrémités est causée par un léchage excessif d’une extrémité distale d’un membre. Les causes du léchage sont difficiles à déterminer chez un individu, mais trois principales causes peuvent être envisagées :

  • le léchage peut être dû à du prurit, qui se manifeste soit focalement à l’endroit de la lésion, soit de façon plus étendue à la suite d’une affection cutanée prurigineuse diffuse. Parmi les causes possibles, on distingue une folliculite ou une furonculose staphylococcique, une démodécie, un corps étranger, une infection fongique, une dermatite atopique, une hypersensibilité alimentaire ou une tumeur.

  • le léchage peut aussi être provoqué par une douleur ou un inconfort, bien souvent dû à une douleur neuro­ musculaire ou osseuse. Les causes possibles incluent une atteinte articulaire, un dysfonctionnement des nerfs, une tumeur touchant le plexus brachial ou les nerfs pelviens, ou encore la présence d’un implant chirurgical.

  • le léchage peut avoir une composante psychologique ou comportementale, qui sera généralement associée à l’une des catégories précédentes. Les facteurs pouvant favoriser son apparition sont l’anxiété, l’ennui, la séparation ou une maladie compulsive obsessionnelle.

Signes cliniques

La dermatite de léchage des extrémités se présente comme une plaque bien délimitée, alopécique et ulcérative sur la partie distale d’un membre. Elle touche souvent la face dorsale du carpe, mais on peut aussi la retrouver sur le tarse. Typiquement, le chien se lèche et se mordille incessamment au même endroit. Une autre zone peut être touchée, même si généralement le prurit est moins sévère.`

Le vétérinaire examinera attentivement les lésions, les palpera et exercera une pression pour essayer de détecter une éventuelle infection profonde ou un corps étranger. L’examen cytologique d’un calque et d’un raclage cutané profond permettront de détecter rapidement une démodécie (ou gale folliculaire) ou une infection. Il est essentiel d’obtenir une anamnèse complète et de réaliser un examen clinique minutieux afin de rechercher des éléments pouvant révéler une affection sous-jacente.

Si l’anamnèse ou l’examen clinique mettent en évidence des signes de prurit dans une autre région, il est possible que le problème soit plus étendu. Le vétérinaire examinera consciencieusement le membre atteint afin de détecter tout signe de douleur ou de parésie, et on palpera les régions inguinales et axillaires à la recherche d’éventuelles masses. On pensera à signaler si l’animal a eu une intervention chirurgicale au niveau de la lésion. Le praticien pourra aussi se renseigner sur le style de vie du chien et son activité, afin de déterminer si pour sa race, il est suffisamment actif et stimulé. Lorsque la lésion semble assez proliférative ou augmente de taille, une biopsie pourra être réalisée afin d’écarter l’hypothèse d’une tumeur.

Quel traitement ?

Il n’existe pas de traitement systématiquement efficace pour traiter cette affection, et les vétérinaires devront parfois essayer plusieurs approches thérapeutiques avant d’en trouver une efficace. Et même lorsqu’un traitement adapté est suivi,les lésions peuvent mettre de deux à trois mois avant de disparaître totalement. Si le clinicien a détecté une autre affection, il faudra la traiter en même temps que la lésion. Il arrive, en particulier lorsqu’aucune origine n’est établie, qu’aucun traitement ne soit complètement efficace.

Si on relève des éléments cliniques et/ou cytologiques d’infection staphylococcique, on mettra en place un traitement systémique avec des antibiotiques. La céfalexine est l’antibiotique de choix et devra parfois être administrée jusqu’à huit semaines. On nettoiera quotidiennement la lésion avec un shampooing contenant du peroxyde de benzoyle, sauf s’il se révèle être irritant.

Il est aussi indispensable d’empêcher le chien d’aggraver la lésion, en lui mettant une collerette, un bandage ou une chaussette. Si le vétérinaire pense que l’infection n’est pas primaire, ou si la lésion ne régresse pas après un traitement antibiotique, un traitement topique avec des corticoïdes est indiqué. On pourra les appliquer sous forme de crème, de gel ou de spray. Ils aideront à réduire l’épaississement de la peau tout en diminuant le prurit.

Il est possible de choisir de la bétaméthasone ou de l’hydrocortisone acéponate. On appliquera les corticoïdes deux fois par jour au départ, puis on réduira à une fois par jour lorsque la lésion commencera à guérir. On poursuivra le traitement jusqu’à ce que la lésion ait totalement disparu et que les poils aient repoussé.

Si le vétérinaire suspecte une composante psychologique au problème, il faudra envisager une modification comportementale. Il peut être conseillé par exemple d’emmener le chien en promenade plus régulièrement, de lui laisser plus de liberté, d’augmenter la compagnie des humains et des autres chiens, de lui fournir plus de jouets, plus d’objets à mâchonner et de retirer toute source évidente de stress.

Si aucun traitement médical n’est efficace, il existe des alternatives dont l’efficacité est variable, comme l’acupuncture, la radiothérapie, le laser, la cryo-chirurgie ou la résection chirurgicale. Cependant, la cryo-chirurgie et l’exérèse chirurgicale sont difficiles à réaliser car l’ouverture spontanée de la plaie est fréquente.

Gestion des brûlures

© Cindy Hughes - Fotolia.com

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Les brûlures peuvent être causées par des températures excessives (ex : feu, source de chaleur extrême, moteur, eau bouillante, huile très chaude, goudron), des produits chimiques caustiques (ex : acides, alcalins), ou un courant électrique. Les brûlures chez les animaux de compagnie affectent généralement la peau et engendrent divers degrés de nécrose et d’inflammation, elles peuvent aussi toucher la cavité buccale.

Les éléments déterminant la sévérité d’une brûlure thermique sont la température et le temps de contact. Lorsque la température est très haute, elle peut provoquer des lésions sérieuses malgré un contact très bref. Cependant, il est aussi possible de provoquer une brûlure lors d’un contact prolongé avec une température plus faible, comme lorsqu’on laisse un animal anesthésié sur un coussin chauffant. Dans ce cas-là, la pression et l’ischémie font augmenter la gravité des lésions cutanées.

Les brûlures chimiques sont causées par des substances caustiques qui vont directement abîmer la peau. Les brûlures électriques sont dues à la transformation de l’énergie électrique en chaleur, on les retrouve souvent chez des animaux qui ont mastiqué des fils électriques.

Une exposition prolongée au soleil peut provoquer des brûlures thermiques chez les chiens, surtout sur le dos. Cependant, ces lésions cutanées représentent en général plutôt un problème chronique chez les animaux. On peut ainsi observer une dermatite solaire qui est associée à une augmentation du risque de développement d’un cancer de la peau. Ce problème touche plus particulièrement les chats à poils blancs, car ils sont prédisposés à développer des carcinomes épidermoïdes à l’extrémité des oreilles à la suite des lésions solaires.

Selon leur profondeur, les brûlures peuvent provoquer des complications médicales sérieuses telles qu’un choc, un déséquilibre électrolytique, une détresse respiratoire, une septicémie, une CIVD puis la mort. Une complication spécifique aux brûlures sévères est le syndrome du compartiment (ou syndrome de compression des loges) : il correspond à un gonflement des muscles à l’intérieur des fascias, ce qui crée une surpression empêchant le sang d’irriguer les territoires en aval. Les muscles des membres ne sont alors plus suffisamment oxygénés et l’amplitude des mouvements de la cage thoracique devient réduite.

Signes cliniques

Dans la majorité des cas, le diagnostic est simple car le propriétaire sait quel incident a provoqué les brûlures. Et même lorsqu’il n’a rien remarqué de particulier, il est relativement facile d’établir le diagnostic à partir de l’examen clinique. Une caractéristique de la plupart des brûlures, qui aide à les diagnostiquer, est la présence d’une démarcation nette entre les tissus lésés et les tissus sains.

Lorsque les lésions ont une forme peu habituelle, non symétrique, à bords droits ou angulaires, ou encore en forme de goutte, il est plus facile de reconnaître une brûlure d’une autre affection dermatologique. Il faut prévenir les propriétaires que l’étendue réelle de la brûlure ne sera apparente que cinq jours après son apparition, car la nécrose des tissus peut se poursuivre durant quelques jours après l’incident. Les affections qui peuvent parfois être confondues avec une brûlure sont une nécrolyse épidermique toxique, une vasculite ou une affection ulcérante auto-immunitaire.

Les lésions associées à une brûlure dépendent de la profondeur à laquelle les tissus sont lésés. On classe typiquement les brûlures selon leur degré :

*1er degré / brûlure superficielle : les lésions se limitent à l’épiderme mais on n’observe pas de nécrose épidermique sévère. On a un érythème, et la peau est sèche et douloureuse.

*2ème degré / brûlure avec épaississement partiel superficiel : on a une nécrose sévère de l’épiderme et le derme superficiel est aussi touché. On peut avoir quelques cloques de façon transitoire, mais les ulcères sont plus caractéristiques chez les chiens et les chats. La peau apparaît rouge, humide et elle est très douloureuse. Ces brûlures guérissent généralement sans laisser de cicatrice importante

*3ème degré / brûlure avec épaississement profond partiel : l’épiderme, le derme profond et le pannicule adipeux sous-cutané sont lésés, on a alors des ulcères profonds qui guérissent lentement en laissant des cicatrices.

*4 ème degré / brûlure avec épaississement complet : toutes les couches de la peau sont complètement nécrosées, ainsi que les follicules pileux et une partie de la graisse sous-cutanée. Ces brûlures sont généralement moins douloureuses que celles qui sont plus superficielles car toutes les terminaisons nerveuses sont détruites. Il se forme au site de la brûlure une croûte épaisse de tissus nécrosés et de sang coagulé (escarre). La zone prend alors une texture dure au toucher (comme cartonnée). Les croûtes finissent par tomber et laissent apparaître une zone ulcérée à vif. Ces lésions mettent beaucoup de temps à guérir et nécessitent souvent une greffe de peau ou une suture

*5ème degré / brûlure atteignant le derme profond : elle peut s’étendre jusqu’au fascia sous-cutané, au muscle, au tendon ou même à l’os. La zone affectée est insensibilisée et devient recouverte d’une escarre épaisse, dure et à l’aspect de cuivre.

Un autre facteur important à prendre en compte lorsqu’on évalue la sévérité d’une brûlure, est le pourcentage de la surface du corps qui est touchée. Plus il est élevé, plus le risque de complications médicales sévères est élevé. Il faut effectuer un examen clinique complet chez tous les animaux amenés pour une brûlure afin de détecter toute complication systémique.

Traitement

Il faut examiner rapidement les animaux ayant été brûlés afin d’évaluer l’étendue et la sévérité des lésions tissulaires. Les brûlures du premier degré guérissent généralement spontanément et ne nécessitent que des soins minimes. On peut appliquer une crème hydratante sur la brûlure pour l’apaiser et réduire la desquamation. Si elle est très étendue, il est possible de soulager la douleur en prescrivant un AINS sur une courte période.

Pour les brûlures du deuxième et troisième degré, on appliquera une crème à base d’antibiotiques tels que la sulfadiazine d’argent, qui aide à prévenir les infections et les septicémies. On facilitera la cicatrisation en recouvrant les plaies d’un pansement, mais il faut éviter d’appliquer des compresses imprégnées de vaseline. On pourra utiliser un pansement imprégné d’argent afin de tirer profit de ses effets antimicrobiens à l’intérieur du bandage. Pour anticiper une fuite importante de liquide par la plaie (par exemple lorsque la brûlure touche une zone de taille importante), on peut utiliser un pansement hydrogel recouvert d’une couche de cellophane pour conserver l’humidité à l’intérieur du pansement. Il faudra le changer tous les 2-7 jours selon la quantité d’exsudat qui sera produite.

Si les lésions sont très étendues, il faut également prescrire des antibiotiques à large spectre par voie systémique.

Les brûlures plus profondes nécessitent souvent une intervention chirurgicale pour favoriser la cicatrisation. On effectuera alors un parage des escarres suivi d’une fermeture primaire de la plaie ou d’une greffe de peau.

Les animaux ayant été brûlés sur une grande partie de leur corps (plus de 30% de la surface corporelle) doivent être hospitalisés en urgence et recevoir des soins intensifs. On effectuera une prise de sang pour réaliser une NF sanguine, une biochimie et vérifier que la coagulation est normale. Il faut perfuser l’animal avec un grand volume pour maintenir une pression artérielle et une diurèse suffisantes. Il faut vérifier régulièrement l’équilibre électrolytique tout au long du traitement. On utilisera des antibiotiques à large spectre s’il existe un risque de septicémie ou de pneumonie. L’animal recevra une oxygénothérapie si nécessaire, généralement lorsqu’il présente une pneumonie ou lorsqu’il a inhalé de la fumée. On appliquera des pansements comme décrit précédemment sur toutes les zones où c’est possible. Lorsque les membres ont été brûlés, il faut débrider les plaies dès que le patient est suffisamment stable afin d’empêcher une striction ou une ischémie du membre.

A savoir : les brûlures n’évoluent pas sur plus de cinq jours. Tant que l’animal survit et ne développe pas de complication médicale majeure, il est sur la voie de la guérison. On peut cependant s’attendre à une perte de fonction plus ou moins importante à cause de la cicatrisation. Il arrive dans certains cas que la cicatrisation ait de lourdes conséquences sur l’esthétique de l’animal.

Traitement de l’arthrose

arthrose de la hanche sur un  carlin  © Callalloo Twisty - Fotolia.com

arthrose de la hanche sur un carlin
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Le développement de l’arthrose est un mécanisme complexe mettant en jeu des interactions entre les processus de dégradation et de réparation du cartilage, de l’os et de la synovie, et qui possède aussi une composante inflammatoire secondaire. Cette maladie affecte principalement le cartilage articulaire, mais il y a aussi des modifications de l’os sous-chondral, de la synovie et du liquide synovial. Ce processus est irréversible et progressif en dépit de tout traitement actuellement disponible.

Chez les chats et les chiens, l’arthrose est généralement secondaire à un autre problème, comme par exemple une anomalie du développement, une instabilité articulaire, une incongruence articulaire ou un traumatisme. L’arthrose fait typiquement suite à des affections telles qu’une ostéochondrose, une dysplasie de la hanche, une luxation de la rotule, une affection du LCC ou une fracture touchant l’articulation. Elle touche parfois le coude chez les chats. Une arthrose primaire (pour laquelle aucune cause prédisposante n’est évidente) est rare chez les animaux.

Signes cliniques

Chez les chiens, l’arthrose se présente le plus souvent sous la forme d’une boiterie ou d’un refus de se déplacer. Généralement, l’affection est présente depuis longtemps lorsque les signes cliniques sont évidents. Le propriétaire rapporte une raideur,un refus de faire de l’exercice et de sauter/jouer/monter les escaliers. Dans les cas précoces ou modérés, la boiterie est plus marquée après le repos et disparaît au cours de l’exercice. Dans les cas plus sévères, la boiterie est exacerbée après l’exercice. Il est fréquent qu’un traumatisme mineur ou un exercice excessif soit associé à des symptômes aigus. Il arrive que les symptômes soient exacerbés lorsque le temps est humide et froid. Les chats atteints d’arthrose peuvent juste sembler moins actifs que d’habitude.

La meilleure façon d’évaluer la sévérité de l’arthrose est d’associer clichés radiographiques et examen clinique. La palpation des articulations et l’évaluation de leur amplitude de mouvement peut révéler certains de ces éléments :

  • Gonflement articulaire (effusion, fibrose péri­ articulaire, ostéophytes)

  • Diminution de l’amplitude des mouvements (détectable en effectuant une flexion et une extension passive jusqu’au maximum des capacités de mouvement)

  • Douleur articulaire (mise en évidence aux extrêmes des mouvements possibles)

  • Crépitements

  • Chaleur et gonflement (uniquement lors d’inflammation active).

Lors d’arthrose du genou, il faut vérifier qu’il n’y a pas une instabilité crânio-caudale à l’aide du signe du tiroir ou du test de compression tibial. Il convient également de vérifier qu’iln’y a pas une luxation de la patella car ces affections sous-jacentes peuvent être à l’origine d’une arthrose.

Les articulations touchées doivent être radiographiées avec deux incidences orthogonales. Les lésions radiologiques typiques de l’arthrose incluent :

  • des ostéophytes (proliférations osseuses en bordure de l’articulation)

  • un remodelage osseux (apparaît comme une modification du contour de l’os articulaire, ex : aplatissement de la tête fémorale, comblement et élargissement de la cavité acétabulaire)

  • un gonflement des tissus mous

  • une effusion articulaire (visible uniquement sur l’articulation du genou

  • une minéralisation intra et péri-articulaire (en particulier chez les chats)

  • une subluxation (séparation partielle des surfaces articulaires)

  • une sclérose sous-chondrale (visible comme une augmentation de la radio-opacité de l’os sous­ chondral adjacent à la surface articulaire)

Si la douleur articulaire est forte et que le diagnostic reste incertain,on conseille de prélever un échantillon de liquide synovial pour effectuer une analyse cytologique afin d’explorer l’hypothèse d’une affection inflammatoire articulaire.

Quel traitement ?

Le traitement médical de l’arthrose est palliatif et non curatif. Il n’est pas possible qu’un chien ou un chat atteint d’arthrose soit capable d’atteindre des performances athlétiques élevées; le but du traitement sera d’atteindre un niveau raisonnable d’activité.

Le traitement comporte quatre aspects :

*Ajustement de l’activité

Durant les quatre premières semaines, on restreindra de façon stricte l’activité d’un animal qui semble raide ou qui boite. Il convient d’éviter toute activité violente telle que des sauts ou des accélérations/ ralentissements rapides. Une fois les symptômes contrôlés, il est possible de reprendre une activité non violente de façon progressive. Le niveau d’activité pourra être augmenté jusqu’à un niveau satisfaisant n’induisant pas de boiterie. Si à n’importe quelle étape l’animal se remet à boiter, il faut lui imposer à nouveau une petite période de repos (jusqu’à quatre semaines 1 si nécessaire) avant de reprendre l’exercice. L’activité/ exercice doit être régulier et contrôlé chaque jour car une intensité irrégulière ou des activités de nature trop différente peuvent prédisposer à des douleurs articulaires. Il n’est pas nécessaire de limiter le niveau d’activité tant que ce dernier ne provoque pas le retour de la boiterie/raideur.

*Traitement de la douleur et de l’inflammation

On recommande de prescrire initialement des AINS durant 7 jours. Si la réponse au traitement est satisfaisante, on conseille de poursuivre les AINS durant 2 à 4 semaines afin de prévenir un retour précoce de la boiterie/raideur. Lorsque les symptômes sont contrôlés depuis quatre semaines, on recommande d’essayer d’arrêter le traitement afin de déterminer s’il est nécessaire de poursuivre un traitement médical à long terme ou non.

Si les symptômes ne régressent pas au bout de quatre semaines de traitement, il faut changer de molécule AINS. Cependant, le changement rapide d’une molécule AINS à une autre peut provoquer des problèmes gastro­ intestinaux sévères chez certains animaux. On conseille donc, pour éviter ce phénomène, d’arrêter la molécule précédente durant 5-7 jours avant d’introduire la nouvelle. Durant cette période, il est possible de soulager la douleur avec du paracétamol (Doliprane® 10 mg/kg toutes les 12 h, mais pas pour les chats),de la codéine (0,5-2 mg/kg toutes les 12 h) ou du tramadol (2-4 mg/kg toutes les 12 h).

Pour beaucoup de chats et de chiens, l’inconfort associé à l’arthrose devient tellement chronique qu’ils deviennent dépendants des AINS. On prescrira donc à ces animaux le médicament le plus efficace pour soulager les symptômes à long terme. Il ne faut cependant pas oublier les effets secondaires d’une utilisation à long terme des AINS et effectuer des bilans réguliers (cliniques et des analyses) afin de s’assurer que la santé de l’animal ne se détériore pas.

Les nutraceutiques tels que la glucosamine et les acides gras essentiels ont prouvé leur efficacité clinique dans la gestion de l’arthrose, à la fois chez les humains et chez les chiens. Il est possible de les administrer sous la forme de suppléments alimentaires ou intégrés à des aliments spécialement formulés pour les animaux souffrant d’arthrose. Pour les cas modérés, ces produits à eux seuls peuvent suffire pour contrôler la douleur. Ils peuvent être utilisés comme adjuvants pour les cas plus sévères ou afin de réduire la posologie des AINS. Ils peuvent aussi ralentir la progression clinique de la maladie. S’ils sont efficaces, on conseille de les administrer à long terme.

Les autres produits disponibles qu’il est possible d’associer au traitement de l’arthrose pour leurs effets chondroprotecteurs supposés sont le polysulfate de pentosane, le sulfate de chondroïtine et l’acide hyaluronique. Bien que certains cliniciens pensent que ces produits ont un effet positif, il n’existe pour le moment aucune preuve scientifique montrant leur efficacité lors d’arthrose chez les chats et les chiens. De la même façon, bien que l’acupuncture ait été décrite comme traitement pour l’arthrose, il n’y a eu aucune publication démontrant son efficacité. La physiothérapie et l’hydrothérapie semblent bénéfiques dans certains cas.

*Contrôle du poids

L’obésité est un élément majeur contribuant à la progression et aux symptômes de l’arthrose. L’obésité doit être limitée et les patients doivent rester minces en suivant une alimentation moins riche en calories.

*Réponses chirurgicales

En dehors de l’usure liée à l’âge, au surpoids ou à un exercice trop intensif, l’arthrose peut avoir comme origine une dysplasie de la hanche, du coude, ou toute autre dysplasie articulaire, mais également des arthrites (infectieuses, immunitaires, etc.), des fractures articulaires, ruptures ligamentaires et tout traumatisme articulaire. L’arthrose est par définition une maladie qui progresse, mais son évolution est très aléatoire. Le traitement chirurgical de ces affections, même s’il ne soigne pas définitivement l’arthrose, peut donc stopper l’évolution arthrosique. Dans certains cas, le remplacement de l’articulation abîmée (prothèse de hanche, excision-arthroplastie tête et col du fémur par exemple) supprimera de fait les lésions arthrosiques.

Que faire si l’état ne s’améliore pas ?

Plusieurs raisons peuvent expliquer l’absence d’amélioration des symptômes malgré le suivi des recommandations énoncées précédemment :

  • il y a une affection sous-jacente non diagnostiquée telle qu’une affection du LCC, une luxation patellaire, une fragmentation du processus coronoïde, une dysplasie de la hanche ou une atteinte d’un disque lombosacré

  • il y a un autre problème orthopédique non détecté en plus de l’arthrose, comme par exemple une atteinte du genou chez un chien souffrant d’arthrose au niveau des hanches.

  • il peut y avoir une arthrite septique (il convient alors de prélever un échantillon de liquide synovial pour explorer cette hypothèse)

  • l’arthrose est trop sévère pour pouvoir être traitée avec un traitement médical.

Lorsqu’il n’y a qu’une seule articulation à l’origine de la douleur et qu’elle est réfractaire aux médicaments par voie systémique, il est possible d’effectuer une injection intra-articulaire de méthylprednisolone. Avant d’effectuer cette injection, il convient d’analyser un échantillon de liquide synovial et d’exclure la possibilité d’une infection articulaire. Il est impératif d’effectuer l’injection dans des conditions stériles afin d’éviter l’introduction d’un agent pathogène car la présence de corticoïdes dans l’articulation compromet les mécanismes immunitaires locaux.

Pour certains des problèmes mentionnés précédemment, il existe un traitement chirurgical pouvant résoudre la douleur chronique provoquée par l’arthrose. Par exemple la prothèse de hanche totale, l’arthroplastie par excision, la prothèse de genou totale, la prothèse de coude totale ou l’arthrodèse du tarse ou du carpe.

Cependant, si après une semaine sous un traitement d’essai à base d’AINS il n’y a pas d’amélioration, il faut envisager d’autres hypothèses diagnostiques. Lorsque le client n’a pas un gros budget, le paracétamol reste une bonne option, comparé à d’autres AINS de nouvelle génération qui sont plus chers, pour contrôler la douleur d’un chien souffrant d’arthrose chronique. Il convient de faire attention à ne pas en administrer aux chats, et de respecter les doses prescrites pour éviter toute intoxication.